Association Tourisme Sans Frontières

Tourisme à l'Oriental

La région orientale occupe l’extrême nord-est du royaume aux frontières maroco-algériennes et à proximité du continent européen vu la distance relativement courte qui la sépare de l’Espagne à travers la mer méditerranéenne.

La région orientale du Maroc est considérée comme la deuxième plus vaste wilaya parmi les 16 autres du royaume, elle prend la forme d’un polygone allongé sur plus de 400km dans la direction méridienne, bordé par la mer méditerranée au nord et les frontières Maroco-Algérienne à l’est, avec une superficie totale de 82.820km² qui est l’équivalent de celle de  quelques pays tel que l’Autriche et la Corée du sud. La région compte d’après les récentes statistiques 1.8 millions d’habitants dont 55% sont urbain, ce taux est relativement élevé par apport à celui national  (51.4%) avec une densité de 21.36 habitant au km², très en dessous de la moyenne national (36 habitant au km²). L’oriental regroupe sur le plan administratif la wilaya d’Oujda avec une préfecture « Oujda-Angad », les provinces de Berkane, Taourirt, Jerada, et les provinces de Figuig et Nador, une communauté  urbaine ainsi que 25 municipalités (Beni Drar, Naima, Oued nnachef, Sidi dirss el quadi, Sidi Ziane, Sidi Yahya, Ahfir,...etc.),  4 centres délimité (Tafoughalt, Guenfouda, Sidi Boubker et Selouane) et aussi 91 commune rurale.

Sur le plan géographique et naturel, la région dispose d’un paysage  panoramique qui mérite belle et bien d’être visité, caractérisés par sa richesse  au niveau de la faune et la flore. On peut constater ceci en faisant une traversé de la région du nord au sud, on pourra apercevoir au fur et à mesure du voyage, les vastes plaines fertiles de Trifa dans le nord et les régions semi-arides prés de Moulouya et les hauts plateaux ainsi que les zones désertiques ou se propagent les oasis et les dunes de sables dans les provinces sud.

          Par conséquent, la région orientale possède des atouts naturels très riches qui font d’elle une  potentialité touristique importante, néanmoins sur le plan infrastructure, elle accuse un manque flagrant qui entrave le développement du tourisme par rapport à d’autres régions du royaume, ce qui pousse à se poser plusieurs points d’interrogation :

1.      quels sont les différents problèmes que connaissent la région au niveau économiques et sociales et leurs impacts sur les activités touristiques ?

2.      comment exploiter les ressources naturelles et culturelles de la région afin de la valoriser sur le plan touristiques ?

3.      quelle est l’importance attribuée à la région dans le cadre de la vision 2010 ?

 

Les atouts naturels de la région et sa diversité climatique :

 

 

 

--   Introduction générale :

 

L’aspect naturel de la région orientale  est  très diversifié, cette diversité on l’aperçoit  au niveau des reliefs et du climat, sa structure géographique varie entre la présence de la chaîne montagneuse du rif oriental situées dans les provinces du nord (Berkane, Nador, Tafoghalt…etc.) qui est couverte d’une importante superficie végétale et les plaines de Trifa ou s’étend de vastes terrains agricoles ayant une forte potentialité économique vue leur contribution importante à la production agricole au niveau national, cette performance est dû bien sûr à leurs fertilité et leurs productivité très variées, la majorité de ces terrains sont irrigués par les barrages locaux (Mohamed V, Machraa hamadi) en plus des barrages non importants installés sur le long du fleuve Moulouya ainsi que plusieurs puits. On aperçoit aussi les hauts plateaux, cette chaîne dont l’altitude est relativement importante, puisque les massifs culminent à 1500m, ce qui constitue une hauteur élevé par rapport à des chaînes de plateaux situés dans d’autres régions du royaume, comme celles des (Phosphates ou Chawiya). Ces hauts plateaux semi-arides sont propagés dans les provinces du sud de l’oriental entre l’axe de (Bergent et Figuig) ou le climat est de nature semi désertique à tendance désertique dans l’extrême sud. Sans oublier aussi les fertiles oasis qui occupent la région de Figuig et ses environs, ainsi que les vastes dunes de sables s’étendant dans les mêmes provinces en direction du sud Est vers les massifs du haut Atlas.

Cette variété de paysage est due aux conditions climatiques que connaissent les différentes provinces de la région subissant principalement un climat méditerranéen de caractère sec et chaud en été, semi humide et tempéré en hiver avec des précipitations variantes d’une zone à autre, ainsi, plus on se dirige vers le sud, plus les moyennes annuels de précipitation s’affaiblissent en raison de l’approchement vers le désert du grand Sahara. 

 

 

1.     les provinces du nord (Saidia, Cap de l’eau, Nador, Berkane…etc.)

 

 

-- Cap de l’eau, et la station balnéaire de Saidia :

 

--  cap de l’eau :

 

--  La province de cap de l’eau est un petit patelin Situé  sur l’embouchure du fleuve Moulouya à 14 km de la station balnéaire de Saidia. Prés de 9 km de sable gris fin. Il s’agit d’une plage bien abritée, du moins dans sa partie ouest, et adossée à une ancienne falaise haute d’une quarantaine de mètres et entre la mer et la falaise, de petites dunes ont fait l’objet d’un boisement en eucalyptus qui forme un espace forestier couvrant la falaise et la plage. Cette station offre donc une perspective panoramique prouvant la beauté naturelle du littoral méditerranéen oriental.

 

--  Saidia :

 

--  La station balnéaire de Saidia ou appelée aussi la perle bleue, est une petite ville au littoral méditerranéen à 60 km au nord de la vile d’Oujda, c’est un espace touristique très fréquenté pendant la période estivale par les touristes dont la majorité est représentée par les habitants locaux ou ceux arrivants d’autres régions du Maroc, plus une minorité d’étrangers ainsi que les émigrés qui viennent y séjourner pendant leur temps de vacances. 

Sadia dispose d’une plage d’une longueur de 15km de l’embouchure de Moulouya jusqu’à celle du oued Kiss qui constitue une véritable frontière naturelle avec l’Algérie. C’est une vaste étendue de sable fin doré sur le long de la plage, où la mer est calme et le climat caractérisé par une douceur redoutable, avec un soleil chaud brillant durant toute la période estivale, ce qui offre des conditions convenable pour la natation ainsi qu’un séjour merveilleux pendant les vacances

 

-- Nador, Berkane, Taourirt et la région des montagnes de Beni Znassen et les plaines de Trifa :

 

 

--  La ville de Nador et ses environs :

 

--  la ville de Nador constitue la principale province industrielle de la région vu qu’elle dispose de grandes usines productives de différentes matières tel que (le sucre, le ciment…) et pleins d’autres produits alimentaires, et en raison de son ouverture vers le continent européen  par  l’intermédiaire du port de Beninsar - l’un des ports importants au Maroc -, la ville connais un trafique maritine très dense, ce qui la transforme en un pole commercial le plus fréquenté au Maroc après celui de Tanger.

Sur le plan naturel, la région de Nador est située sur les pieds de la chaîne montagneuse du rif oriental, au bord de la mer méditerranéenne et influencée par un climat relativement sec à dominance méditerranéen, par conséquent le couvert végétale est plus au moins dégradé en raison de l’insuffisance des précipitations, mais cela n’empêche pas que la région bénéficie de quelques sites écologique dont la végétation est très variée, parmi lesquels on cite principalement (la foret du mont Gourougou, et les forets des massifs de Kebdana)

 

--   Le mont Gourougou :

 

Situé à 900 m d’altitude, à proximité de la lagune de Nador, ou l’espace forestier s’étale sur une superficie de 1.800 hectares, soit 13% de la superficie totale de Jbel Gourougou, ce site d’intérêt biologique et écologique (SIBE) regorge d’énormes potentialités touristiques de grande qualité, le paysage offre, sur tous les versants de la montagne, des formes de reliefs assez rares. Ce qui en fait un espace récréatif remarquable pour les visiteurs locaux, nationaux et étrangers. C’est aussi un capital foncier à même de générer d’importantes recettes et de créer des postes d’emploi.
Seulement, le site a été l’objet de certains dysfonctionnements : décharge publique non contrôlée, campements d’immigrés clandestins, prélèvement abusif de bois, risques d’incendie, pression… A signaler que l’espace forestier, fragile et fragilisé, fait l’objet de convoitises démesurées. Mais, aujourd’hui, les Eaux et Forêts nationales ont l’intention de mettre fin à cette anarchie.

 

     --   Kariat Arekmane :


Longueur totale : 8.000 mètre. Il s'agit du prolongement Est du cordon littoral jusqu'aux falaises d'argile de Jorf Erroum. La plage se rétrécit à l'Est du village de Kariat Arekmane.

    
--   Miami Plage :


C'est la plage de Nador proprement dite, elle se développe sur le cordon lagunaire jusqu'au chenal de la sebkha Bou Areg sur une longueur de 2500 mètres

 

 --  Berkane et ses environs :

 

--  La ville de Berkane et ses environs représentent – contrairement à celle de Nador – l’activité  agricole par éxélence, qui est le principal revenue économique de la région dont son importance est mesurée à l’échelle national en raison de sa disposition des conditions géographiques ainsi que climatiques très favorables pour  pratiquer l’agriculture.

 

Les caractéristiques géographiques :

 

n   cette ville est située dans la région de Trifa limitée par la méditerranée au nord, Oued Kiss (frontières maroco-algérienne) la préfecture d’Oujda à l’est, la province de Nador à l’ouest et Taourirt au sud, la superficie totale de la province est de 1985 km²

 

n   le paysage est marqué par des reliefs contrastés du nord au sud :

 

§  La plaine de Trifa dont l’altitude moyenne est de 200 m, s’étend sur une superficie de 61060 hectares en rive droite du fleuve Moulouya qui constitue le principal réseau  hydrographique de laie région

§  Elle s’incère entre les monts de Beni-Znassen au sud et les collines de  ouled Menssour au nord qui la sépare de la petite plaine côtière de Saidia

§  La chaîne de Beni Znassen, dont les massifs culmine à 1429, au sommet de Rass Foughal.

 

Les caractéristiques climatiques :

 

Le climat dominat dans la région est de type méditerranéen semi-aride avec :

 

n Une pluviométrie moyenne annuel faible et irrégulière (300m) ; les précipitations sont concentrées en décembre, janvier et avril

 

n Les températures moyennes varient entre :

 

§  5.2 °C et 18.7 °C l’hiver

.    18.5 °C et 31 °C l’été

 

--  Les monts Beni-Znassen :

 

La Chaîne des Béni-Znassen, elle est formée de plusieurs massifs d'altitude remarquable culminant à 1532 m au sommet de Jbel Ras Foughal. Cette chaîne essentiellement calcaire est nettement morcelée par de nombreuses failles dont les principales sont empruntées par des cours d'eau encaissés, à travers des gorges et des escarpements abritant des grottes et des cavités karstiques en pleine forêt méditerranéenne ; cette chaîne comporte des petits patelins comme :

 

Taforalt.
Située au Sud de Berkane, au Nord-Ouest d'Oujda, à environ 60km, au cœur des  montagnes de Beni-Znassen, Tafoghalt offre un cadre de détente, de promenade et d'escalades vu qu’elle comporte un vaste espace forestier se composant de différents types d’arbres (l’eucalyptus, le cyprès, le cèdre…etc.) et de plusieurs types de plantes ainsi que  d’espèces animal vivantes dans les hautes montagnes. C’est un site écologique identique à celui d’Ifrane, puisque la région dispose des mêmes potentialités naturelles que celles d’en dispose Ifrane, elle reçoit pendant la saison hivernale une quantité de neige relativement importante mais insuffisante et qui n’est pas régulière annuellement, ce qui ne favorise pas malheureusement la pratique de quelques sports d’hivers par la construction des stations de ski, par contre elle projette les potentialités d’un tourisme de montagne de haute qualité, qui mérite belle et bien d’être aménagé.  


Zegzel.
9km de Taforalt, la vallée de Zegzel est un espace grandiose boisé avec des sentiers vivaces parcourus quotidiennement par des montagnards, sous un climat le plus souvent agréable car serein et vivifiant.

 

Ain Sfa.
Vallée verdoyante au cœur de la chaîne des Beni-Znassen, la célèbre grotte " El Kaf " s'enfonce horizontalement dans la montagne. C'est un cours d'eau au débit important, elle constitue une destination favorite des habitants locaux ou ceux arrivants des autres provinces, afin de se divertir et se détendre en organisant des sortis les week-ends ou pendant les périodes de vacances, en raison de sa beauté naturels et ses reliefs des monts Beni-Znassen très convenable à faire l’escalade.

La grotte du chameau.
Site historique et archéologique unique en son genre. Elle est située à 13km au Sud de Berkane et à 64km au Nord-Ouest d'Oujda. Véritable oasis de verdure et de fraîcheur.

La grotte des pigeons.
Un refuge pour nos ancêtres depuis des Millénaires comme en témoignent les précieux héritages mis en lumière par les fouilles archéologiques qui ont abouti à l'identité de "l'homme de Taforalt".

 

--  La ville de Taourirt et les environs.

 

La province a été crée en 199 par le Dahir n° 28I/9 en date du 09 Avril 1997 et fait de la Wilaya de la région Orientale.

Superficie : 3 92 7 Km2
Situation
La province est limitée au nord pur les provinces (le Berkane et Nador, au sud par les provinces de Jerada et Figuig, à I 'Ouest par la province de Taza et à l'est pur ici préfecture d’Oujda-Angad.

 

  Les potentialités naturelles :


La géographie de la province se compose des éléments .suivants :
- Le fleuve de Moulouya qui traverse une partie du territoire provincial à l’ouest, dans des gorges assez profondes et qui ont permis la construction des barrages Mohamed V et Mechra Hammadi servant à l'irrigation de grands périmètres dans les provinces de Nador et Berkane et assurant les besoins de consommation.
-Les plaines de Tarfata, Taourirt et El Aiôun. Leur disposition topographique en couloir et la proximité relative de la mer contribuent à atténuer la sécheresse gui prévaut sur les hauts plateaux.
-La Chaîne des horsts gui dépassent les 1500 m et culmine au Jbel Boukhwali à 1750m.
-Les hauts plateaux d'environ 1000 à 1500 m d'altitude moyenne.
-les sols : Il existe 3 catégories des sols convenant à l'agriculture, des sols pauvres en matières organiques et des sols impropres à la culture.


  Climat :


Le climat est aride, les précipitations sont variables est atteignent 280 mm en moyenne annuellement.
Cette région possède donc des Potentialités touristiques diversifiées, à savoir les forêts et montagnes, ainsi que les casbahs, des forêts variées constituées essentiellement de pin, de chêne et d'alfa d'où l'on peut chasser différentes sortes de gibier.


Debdou.
A 52km au Sud de Taourirt, Debdou est située à l'extrémité Sud-Ouest de La Wilaya, dans une vallée au cœur d'un massif à allure montagneuse et pourvu d'une très belle forêt exubérante. Plateaux de la Gâada; la casbah et les vestiges de la principauté Mérinide, l'ancienne médina de Debdou avec son mellah autrefois très peuplé par les Juifs.


Note :
      
--  quelques  sources thermales de la région orientale :


Elles constituent à elles seules un motif de visite indiscutable. La source de Benkachour : située à l'intérieur même de La ville d'Oujda. La température de l'eau est de 50° C., elle est réputée pour la guérison des maladies dermiques et rhumatismales.


La source de Sidi Chafi
à Taourirt, sise au site de Sidi Chafi, à 25 km à l'Ouest du centre de Taourirt connu chez les patients souffrant des maladies de la peau et des rhumatismes.


La source de Fezouane
située à proximité de la route reliant Ahfir à Berkane. Traitement des maladies des reins et du foie.
De son côté, La Province de Nador dispose de plusieurs sources thermales qui connaissent un flux considérable : Aïn Chifa, Hamma El Bali et Aïn Messaouda.


Machrâa Hammadi et Mohamed V
Deux lacs artificiels sur Le Moulouya. Ce sont de véritables pôles d'attraction pour les amateurs de villégiatures, de la pêche et de sport nautique.

 

 

2.     les provinces du sud :

 

 

Présentation de la région :

 

Les provinces du sud de la région orientale, offrent un paysage à caractère  différent à celui aperçu dans les  zones nord, il constitue un aspect à tendance désertique ou se propage les vastes oasis fertiles - comme on peut le constater dans les environs de Figuig - ses derniers se situent à proximité des deux principaux sources hydrauliques  de la région que les agriculteurs en bénéficient pour l’irrigation, puisque l’eau y constitue un élément souvent rare vue la sécheresse intense que connaissent ces provinces, ces sources sont : (l’Oued Za et Oued Ziz) ou d’importants barrages sont installés, et on remarque aussi une structure géographique à base de reliefs, présente sous forme d’une grande chaîne de plateaux appelée les « hauts plateaux », elle comporte les villes suivante : (Bergent, Jerrada, Bou Arfa…etc.).

La région offre un véritable tableau artistique naturel, comportant un paysage varié panoramique, avec des potentialités touristiques très importantes, qui ont séduit auparavant plusieurs touristes itinérants ainsi qu’un nombre important de cinéastes pour tourner plusieurs de leurs films comme « Sahara,…etc. », mais faute de moyen et de négligence, le tourisme stagne dans un panier d’évolution.

 

--  La ville de Figuig et les environs : 

 

Située à l'Est du Royaume, La Province de Figuig s'étend sur une superficie de 56.000km. Elle recèle d'importants sites et attraits touristiques de par sa situation de carrefour reliant l'Est à l'Ouest et le Sud au Nord, par son climat continental semi désertique, ainsi que par l'existence de monuments historiques très anciens et de paysages variés. Les sites touristiques de cette région comprennent : les oasis, les monuments historiques, les montagnes, les dunes de sable, certaines activités telles : la chasse, l'artisanat, les moussems. Les plus importantes oasis sont celle de : Bouanane, Aïn Chaer, Ich et celle de Figuig. Elle offre le repos et la détente aux visiteurs. La palmeraie de Figuig est un panorama touristique sans égal, irriguée par l'eau des sources et des puits. Elle comprend plus de 100.000 palmiers dattiers et des centaines d'autres arbres fruitiers.

                         
Les palmeraies de Bouanane

de Aïn Chaer, d'Ich jouent un rôle touristique non négligeable pour la verdure, l'eau et la sécurité qu'elles offrent aux voyageurs.

Les eaux thermales de Richae

appréciées pour leur valeur minérale guérissent certaines maladies de la peau.

Un autre attrait touristique

est celui de la médecine traditionnelle telle que l'usage des bains de sable pour guérir le rhumatisme.

 

 

 

Les atouts culturels des différents sites de la région orientale :

 

En plus des atouts naturels, la région orientale possède en parallèle des atouts culturels très diverses qui font preuve de sa capacité au niveau touristique.

 

La ville d’Oujda :

                            

  La capitale orientale a été construite sur la plaine Angad. Cette ville qui fut fondée par la tribu berbère des Zenata en 944 bénéficie d'une position stratégique sur l'axe reliant Rabat et Meknès à l'Algérie.
Sa médina est séparée de la nouvelle ville par des murailles qui reflètent son histoire : Bab Ouled Amran, Bab Sidi Aissa, Bab Sidi Abdelwahab et Bab Ahl Jamai. La mosquée Al Kabir et ses trois fontaines construites en 1298 sont selon certain le plus ancien monument de l'ancienne ville.
La capitale orientale a été construite sur la plaine Angad, qui est entourée par une plus belle région montagneuse, telles les monts de Beni-Snassen qui lui offrent une vue panoramique.
Cette ville qui fut fondée par la tribu berbère des Zenata, bénéficie d'une position stratégique sur l'axe reliant Rabat et Meknès à l'Algérie. " Selon la tradition, la ville est l'enjeu de combats entre les maîtres de Fès et ceux de Tlemcen. Enlevée par le sultan Youssef Ben Tachfine en 1206, elle devient un centre important pour les Almohades, qui renforcent les fortifications. Sous les Mérinides, Abou Youssef rebâtit la cité et construit de nouvelles murailles, une casbah, une mosquée et un palais. Plus tard, le régent ottoman d'Alger s'empare de la ville, mais Moulay Ismail la reprend en 1687."
Pour le nouveau visiteur, un petit tour dans l'ancienne médina est largement suffisant. " On y trouve l'essentiel des éléments qui caractérisent la vie et l'organisation des médinas marocaines : architecture, parfums des kissariats, sans oublier l'animation des ruelles ornées d'étalages de divers produits, notamment artisanaux, qui surpassent en donnant à chaque ruelle sa lumière, sa couleur et son propre charme. "
La médina d'Oujda est séparée de la nouvelle ville par des murailles qui reflètent son histoire : Bab Ouled Amran, Bab Sidi Aissa, Bab Sidi Abdelwahab et Bab Ahl Jamai. La grande mosquée construite au 13e siècle et l'un des principaux monuments de la ville.
La place de " Souk el Mae " (le marché de l'eau), " où les jardiniers du marché avaient l'habitude de venir chercher l'eau pour irriguer leur terre ", vaut le détour, de même pour Souk El Knadsa et le parc Lalla Meryem.
" A visiter également les jardins Lalla Aïcha qui abritent le musée ethnographique du même nom. Malgré son passé, Oujda est d'un faible intérêt touristique. Pourtant la plaine d'Angad et les monts de Beni-Snassen abritent des gorges et des cavernes à découvrir. "
La mosquée Al Kabir et ses trois fontaines construite en 1298 est selon certains le plus ancien monument de la médina. A droite de l'entrée principale de la mosquée une petite rue, conduit le visiteur à l'un des joyaux de la médina: la médersa mérinide. "Cette école fut édifiée en 1335 et elle est de cinq ans plus jeune que la célèbre médersa Bouâanania de Fès. Elle est considérée comme un chef-d'œuvre de l'art mérinide. " Quant à la ville moderne, elle est " centrée sur la tour de l'Horloge, datant des années 1930 et se développe le long de la partie centrale du boulevard Mohammed V, où les meilleurs cafés sont concentrés. "
Autre monument à visiter, Bab Sidi Abdelwahab, dont la dernière reconstruction remonte aux environs de 1895 et permettait l'accès aux quartiers commerçants. C'était aussi la porte de Oujda du côté est.
" La place voisine, qui est de nos jours animée de toute la ville, était la station de repos pour les caravaniers qui arrivent de l'Est. Peu à peu, elle s'est transformée pour devenir un véritable souk (montures, bétail, légumes,...) avant de devenir ce qu'elle est aujourd'hui. En quittant la médina par la porte Sidi Abdelwahab, le touriste peut visiter le palais Dar Essabti, construit en 1938 par un riche marchand de la ville. " En face de ce palais, se trouve le parc Lalla Meryem, qui abrite le musée des armes traditionnelles.

Figuig, l'oasis des sept «ksour»

L'oasis de Figuig installée dans l'extrême sud-est, se trouve à 400 km d'Oujda. Site habité depuis les temps préhistoriques, ce qui a été appelé pendant plusieurs siècles le pays de Figuig recèle de trésors. Figuig est composée de sept " ksour " : El-Maîz, El Hammam Foukani, El-Hammam Tahtani, Laabidate, Loudaghir, Ouled Slimane et Zenaga. Figuig " relais stratégique sur les anciens axes du commerce caravanier transsaharien et sur l'axe sub-saharien est-ouest, le rayonnement culturel, scientifique et économique de l'oasis dépassait même l'échelle régionale." Le patrimoine culturel actuellement conservé porte surtout le cachet de la période islamique. "Des maisons et des mosquées séculaires construites en terre séchée côtoient le célèbre minaret octogonal pierreux de l'époque mérinide. De même les vestiges d'anciens qsour et hameaux désertés ou détruits par les guerres subsistent encore

 

Saidia

 

Sa petite casbah construite au 19e siècle, avec ses murs intacts, fut l'unique construction jusqu'aux années 1930. Elle fut bâtie par Hassan 1er comme poste de guet contre les Français qui occupaient déjà l'Algérie. "
D'autre part, la montagne de Béni-Znassen présente un beau paysage naturel qui forme la vallée de Zegzel, gorges, chutes d'eau, grottes, etc. A 6 km d'Oujda, l'oasis de Sidi-Yahya offre un site agréable.

Au fil des dynasties

Les sources historiques sont presque unanimes sur les origines de la ville d'Oujda qui remontent à 994 (384 de l'Hégire). Selon d'autres " la ville fut bâtie sur les ruines d'une ancienne ville en un lieu appelé selon Ptolémée Lanigare. Le prince Ziri Ibn Attiya, chef de la tribu zénète maghraoua choisit comme site pour sa capitale une plaine fertile située au coeur de son royaume. Cependant, cette ville ne prit d'importance notable qu'au milieu du XIe siècle, grâce à son statut de ville relais sur la voie Sijilmassa - Orient ".
Au fil de l'histoire des dynasties qui se succédèrent, " Oujda finit par assumer une fonction stratégique chez les Mérinides, installés à Fès, en l'occurrence celle de base arrière dans leur conflit avec les Abdalwadides de Tlemcen. Cette situation fut à l'origine de plusieurs invasions auxquelles Oujda fut exposée. De mê

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